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Une question sans réponse en entretien ? Que faire ?

Une question sans réponse en entretien ? Que faire ?

Comment se préparer pour les questions “pièges” ? Elles ne sont en fait que des “questions que j’aurais pu prévoir si j’avais plus réfléchis à l’entretien”. La bonne nouvelle, c’est que 80 % des questions d’entretien sont prévisibles. Vous avez la bouche sèche et l’esprit vide. Le recruteur vous jette des regards interrogateurs.

Vous lui demandez de répéter la question. Il passe de la surprise à l’agacement. Vous n’avez toujours pas de réponse… Alors que dire ? « De nombreux candidats comptent trop sur le hasard, espérant que certaines questions seront posées, ou qu’ils seront capables d’improviser le jour-J », remarque John Lees, coach carrière et auteur de Questions d’entretiens : les meilleures réponses aux questions difficiles.

Si vous ne préparez pas vos réponses, vous risquez d’autant plus de tomber sur des questions pièges. Ces dernières ne sont en fait que des « questions que j’aurais pu prévoir si j’avais plus réfléchis à l’entretien », estime John Lees. La bonne nouvelle, c’est que 80 % des questions d’entretien sont prévisibles.

Comment se préparer ?

Alors comment se préparer aux questions “pièges” ? Le conseil de John : soyez dur avec vous-même. « Commencez par la liste d’exigences de l’employeur. Sélectionnez ses 5 ou 6 principales exigences pour le poste, et préparez deux arguments illustrés pour chacun de ces points.

Soyez dur avec vous-même. Quelle est la pire question que vous pourriez vous poser, connaissant vos propres lacunes et faiblesses ? Où pensez-vous que vos compétences soient inadaptées ? Dans quel domaine manquez-vous de preuve ? Ecrivez les réponses telles quelles, puis corrigez-les pour les rendre plus courtes et accrocheuses. Pratiquez vos réponses devant un miroir, et vérifiez que votre langage corporel dit bien la même chose que vos paroles. Planifiez les histoires que vous allez utiliser, et entraînez-vous à les raconter en deux minutes environ. »

Maîtriser sa nervosité

Si vous êtes facilement nerveux, John Lees souligne l’importance de répéter les réponses à voix haute et au moins trois fois. « Le vrai problème de la nervosité en entretien, c’est lorsque vous n’arrivez pas à trouver de réponse alors même qu’il y a des dizaines d’exemples sur votre CV, note-t-il. Les preuves ne vous servent à rien si elles ne sont pas répétées, perfectionnées, et à votre disposition lorsque vous en avez besoin. Prendre la nervosité au sérieux, c’est vous préparer avant d’entrer dans la pièce, apprendre un maximum d’informations et planifier avec soin les réponses aux questions les plus exigeantes. »

Trouvez les trous dans votre CV avant qu’il ne le fasse

Un recruteur rôdé à l’exercice de l’entretien analysera votre CV et se basera dessus pour ses questions, il vous faut donc repérer tous les problèmes qui pourraient être soulevés et préparer les bonnes réponses. « Etudiez les parties de votre histoire qui pourraient dissuader les employeurs de vous recruter, conseille Rob Williams, auteur de Tests de raisonnement verbal exceptionnels et Tests de calcul exceptionnels. Votre interlocuteur voudra très probablement que vous lui expliquiez tous les trous importants dans votre CV et toutes les compétences exigées qui vous manquent. Soyez honnête et expliquez pourquoi cela n’a pas fonctionné. Tout recruteur expérimenté voudra aussi comprendre votre attitude vis-à-vis du travail et votre motivation, vous devrez donc préparer aussi des choses positives à dire sur l’entreprise. »

Les questions difficiles

Quel que soit votre niveau de préparation, vous pouvez quand même vous attendre à des questions difficiles. « Les bons recruteurs savent comment creuser sous la surface et découvrir exactement ce que vous avez fait et ce que vous avez appris de vos erreurs, selon John Lees. L’idéal est d’être honnête. Si, sous la pression, ce que vous dites fait ressortir une faiblesse, montrez bien que vous en êtes conscient, que vous avez appris de vos erreurs, et que vous prenez des mesures pour vous améliorer. »

Il y a aussi des questions qui font réfléchir ou relèvent de l’imaginaire. Elles sont conçues pour tester votre personnalité et votre sens de l’humour plus que vos compétences. « La meilleure stratégie dans ce cas consiste à garder votre équilibre et à être amusant, recommande John Lees. Si on vous pose une question casse-tête décalée, expliquez de manière méthodique et logique comment vous en êtes arrivé à votre réponse. Gardez votre calme et souriez – la plupart du temps, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Le recruteur veut juste savoir comment vous réagissez face aux imprévus. »

Quand votre esprit se vide

La nervosité peut vous faire perdre vos moyens, malgré vos efforts pour préparer vos réponses. Ou il se peut que vous ne connaissiez tout simplement pas la réponse. « La pire chose à faire serait de ne pas répondre ou de dire “Je ne sais pas” et de vous arrêter. Ramenez la question à quelque chose que vous connaissez, une compétence ou une force en lien avec la question, propose David Shindler, coach performance et auteur de Apprendre à se lancer.

Souvent, il ne vous faut que quelques moments pour retrouver vos appuis, et une réponse vous viendra. Si vous n’arrivez vraiment pas à vous souvenir d’un moment où il s’est passé ceci, alors soyez honnête et proposez de lui parler d’une situation où il y a eu autre chose à la place, tout en n’omettant pas d’expliquer en quoi c’est pertinent par rapport au poste. » Nous avons presque tous tendance à parler trop vite lorsque nous sommes nerveux, alors faites un effort pour ralentir.

« Donnez-vous le temps de réfléchir en faisant une pause, en demandant à ce qu’on répète la question ou à ce qu’elle soit clarifiée. Même une gorgée d’eau peut vous donner un moment précieux pour réfléchir, remarque David Shindler. S’il y a quelque chose que vous n’avez jamais vu ou fait, ou qu’il vous manque une connaissance en particulier, soyez honnête. Mieux vaut admettre une lacune et expliquer comment vous faites pour y remédier que d’essayer d’inventer et avoir l’air incompétent. »

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