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Les inégalités hommes-femmes régressent mais perdurent !

slasherAlors que le 8 mars 2016 consacrait la Journée Mondiale de la Femme, de nouvelles statistiques viennent d’être publiées sur les inégalités hommes-femmes à l’école et au travail.

Première inégalité : le salaire. D’après les chiffres de l’Insee de 2013, les femmes françaises gagnaient en moyenne 19 % de moins que les hommes, soit 1 934 euros de salaire mensuel net moyen contre 2 389 euros. Mais ce n’est qu’une moyenne, où se confondent les postes, les conditions de travail et le temps de travail. Ainsi, à secteur d’activité, âge, catégorie professionnelle et conditions d’emploi égaux, cet écart tomberait à 9,9 %.

Par ailleurs, la toute récente étude de Glassdoor montre que ce premier s’est réduit à 14,3 %. Mieux, si l’on ajoute des filtres comme le cursus, l’expérience professionnelle et la localisation, l’écart restant n’est plus que de 6,3 % ! Cependant, comparé à des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Australie ou les Etats-Unis, la France reste à la traîne.

Deuxième inégalité : le niveau du poste occupé. En 2011, 26,6 % des hommes occupaient un emploi dont les caractéristiques exigées étaient inférieures à leur diplôme, 32,2 % pour les femmes. Deux secteurs d’activité illustrent ces résultats : la politique et les médias. 58 % des conseillers municipaux et 83 % des maires sont des hommes, même si là encore, les chiffres sont en baisse. Quant aux médias, le premier rapport annuel du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) sur la représentation des femmes dans les médias est éloquent :: les femmes sont moins représentées à l’écran et à la radio que les hommes, surtout en tant qu’experts, intervenants et invités politiques.

De manière générale, les femmes sont également plus touchées par le chômage.

Des inégalités en baisse donc mais qui restent importantes, surtout si l’on compare une deuxième inégalité, en faveur des femmes celle-ci : l’école. Selon l’Insee, les filles réussissent mieux leur scolarité que les garçons. Par exemple, le taux de réussite au baccalauréat affiche 93,2 % pour les filles contre 90,8 % pour les garçons. Même constat pour les diplômes supérieurs : 38,1 % des femmes âgées de 25 à 54 ans sont diplômées du supérieur contre 32 % d’hommes.

Derrière ces inégalités se cachent plusieurs facteurs, comme les écarts de situation familiale, de modes de cohabitation et de transports. Par exemple, les femmes quittent le domicile parental plus tôt que les hommes. Par ailleurs, les femmes sont parents plus jeunes et vivent des situations de célibat plus importantes (en 2016, 6,8 % des femmes se trouvaient dans une situation de monoparentalité contre 1,6 % des hommes).