Cabinet BM&A :« Nous refusons le sectarisme et le formatage »

Cabinet BM&A

Les métiers de l’audit et du conseil, très porteurs sur le marché de l’emploi, recouvrent des réalités bien différentes. Entretien avec un spécialiste du secteur, Thierry Bellot, président-fondateur du cabinet BM&A.

Que recouvrent les métiers de l’audit et du conseil ? L’audit comptable et financier a été introduit en France dans les années 70 après la réforme du commissariat aux comptes sur l’impulsion des Big 8 anglo-saxons. Sa finalité est principalement de contrôler les états financiers des entreprises en mettant en œuvre une méthodologie rigoureuse. La profession de commissaire aux comptes est très réglementée en termes d’accès et de contrôle de son exercice. Le conseil recouvre des métiers et des marchés beaucoup plus vastes et diversifiés, non réglementés à l’exception notamment des activités ressortant du monopole des experts-comptables. En raison de techniques communes ou proches, de nombreux cabinets exercent, comme BM&A, à la fois des activités d’audit, d’expertise comptable et de conseil. Quels sont les métiers les plus porteurs chez BM&A ? Nous avons développé trois pôles d’activité chez BM&A : audit (commissariat aux comptes et doctrine, formation), services financiers (évaluation, transaction, litigation…), support opérationnel (consolidation, reporting, systèmes d’information, amélioration des performances…). Les métiers les plus porteurs sont ceux pour lesquels les clients peuvent mesurer de façon précise et rapide l’impact, souvent financier, de la mission confiée, et qui contribuent directement aux performances de la société : réduction des coûts, diminution des besoins de financement, amélioration de la qualité de l’information et accélération de sa production… Votre parcours professionnel en quelques mots ? Quatre ans dans deux cabinets d’audit internationaux, 18 mois d’informatique dans une SSCI créée avec un leader de la profession, Diaa Zénié, aujourd’hui associé de BM&A, création de FCC devenu BM&A en décembre 1979, du travail et l’indispensable dose de chance. Quels sont les profils que vous recrutez ? C’est très variable. Nous accueillons des personnes issues des grandes écoles (Normale Sup, Polytechnique, Centrale, ENA, HEC, ESCP…), des universitaires mais aussi des jeunes en alternance. Dans tous les cas, nous refusons le sectarisme et le formatage. Le poids des études initiales diminue avec le temps au bénéfice de l’expérience et des formations effectuées au cours de sa carrière. L’essentiel est de continuer à apprendre et surtout d’avoir envie, car on ne fait bien que ce que l’on aime…