Icon hamburger

Entretien d’embauche : comment répondre aux questions pièges ?

Qui n’a pas un jour rêvé d’être embauché uniquement sur l’examen de son CV ? Quoi de plus normal pour un candidat de fantasmer sur le fait de ne pas avoir à se prêter à de multiples entretiens parfois déstabilisants et surtout toujours stressants…

Bien entendu, la réalité est toute autre et l’entretien demeure un passage obligé pour tous les candidats à un poste donné. Mais souvent, l’entretien de recrutement est jalonné de questions susceptibles de mettre les capacités de raisonnement et de communication du candidat à rude épreuve.

Voici cinq questions épineuses couramment posées par les recruteurs et autant de stratégies pour y répondre de manière appropriée !

1. Pouvez-vous me parler un peu de vous ?
Souvent posée en début d’entretien, cette question déroute bien des candidats. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’elle est tellement vaste qu’il est souvent difficile de savoir si le recruteur cherche à engager la conversation ou à connaître les grands traits de votre parcours professionnel. Dans ce cas, il est plus sûr de vous en tenir à vos compétences professionnelles et à vos connaissances.
La réponse idéale devra être concise, mais contenir suffisamment d’informations sur vos aptitudes et votre expérience, notamment celles en lien avec le poste à pourvoir, pour que le recruteur puisse cerner ce que vous pourriez apporter à l’entreprise. Une réponse trop vague dépourvue d’exemples concrets pourrait amener votre employeur potentiel à se demander si vous correspondez bien au profil recherché.
Le recruteur a avant tout besoin d’être rassuré. La clarté et la fluidité du discours influence notablement la qualité de l’échange. Il convient de prendre de la hauteur de vue en effectuant une synthèse de ses réalisations et de ses ambitions. L’idée est de lier les deux par un mode de fonctionnement et un socle de grande valeurs : ces deux thématiques permettent d’aborder l’aspect professionnel/technique et l’aspect personnel/relationnel. Répondre à cette question peut se comparer au résumé de 20 lignes au dos des livres de centaines pages qui doivent donner envie de les lire.
Vous pourriez par exemple répondre de la manière suivante : « J’ai exercé ma carrière en entreprises puis dans le conseil. J’ai toujours eu à cœur la culture de la réussite tout en préférant les risques mesurés. Je suis offensif et curieux. Comme mon relationnel est aisé, je suis rapidement devenu manager, mission qui me tient particulièrement à cœur… »   

2. En quoi le poste à pourvoir vous intéresse-t-il ?
En posant cette question, le recruteur cherche à s’assurer que votre démarche ne s’inscrit pas dans le court terme. Les employeurs recherchent des personnes motivées par le poste à pourvoir et la société qui le propose. Par conséquent, vous devez faire comprendre dans votre réponse que vous vous êtes donné les moyens de mieux connaître l’entreprise avant de vous présenter à l’entretien -- c’est le préalable minimum -- et que vos compétences correspondent bien à celles qu’exige le poste considéré. Essayez de montrer que vous êtes sélectif dans votre recherche d’emploi.
Vous pouvez également « ouvrir » le sujet en expliquant à votre interlocuteur que vous vous intéressez non seulement à l’entreprise et au contenu du poste, mais aussi à ses produits, à ses hommes, à sa culture d’entreprise, à l’évolution de la fonction visée à 1, 2 et 3 ans… Dans cette démarche, vous serez amené(e) à poser des questions au recruteur, prouvant ainsi votre réel intérêt. N’oubliez pas également d’expliquer que vos réalisations et expérience passée correspondent à la fonction. Soulignez que de votre côté, le poste et ses évolutions futures vont vous permettre de déployer vos compétences tout en capitaliser sur votre expérience.

3. Quels sont vos points faibles ?
En règle générale, les demandeurs d’emploi cherchent à transformer un point négatif en point positif. « Je suis un bourreau de travail » est un exemple classique. Ce type de réponse peut toutefois donner l’impression d’avoir été préparée à l’avance ou sonner faux et évitez les grands « classiques ». Parlez plutôt de vos points de vigilance notamment sur des carences techniques et/ou relationnelles. Il s’agit de faire une autocritique honnête. Par contre expliquez en toute humilité comment vous travailler sur ces points : cela montre votre capacité de rebond. Soulignez aussi que vous avez tiré des leçons de chaque difficulté rencontrée.
Vous pouvez, par exemple, avouer qu’il vous est difficile de parler en public, mais préciser que vous suivez actuellement une formation pour améliorer vos capacités de présentation orale.  

4. Combien de fois par jour les aiguilles d’une montre se chevauchent-elles ?
Ce type de question peut vous déconcerter, mais essayez de ne pas trop vous laisser envahir par le stress. Le recruteur cherche simplement à tester votre sens de l’analyse critique et attend avant tout de vous une réponse sincère et construite. Selon votre interlocuteur, vous pouvez aussi jouer sur l’humour ou retourner la question sans y répondre : par exemple, « Le temps n’est pas une obsession. Je ne regarde pas assez ma montre pour le savoir car je ne m’ennuie jamais. »
En tout état de cause, prenez le temps d’analyser le problème et n’ayez crainte de penser tout haut pour formuler une réponse logique. Même si vous vous fourvoyez, vos capacités de raisonnement ou votre sagacité peuvent faire forte impression sur le recruteur.
Dans ce cas, c’est votre capacité d’improvisation qui est « testée » car celle-ci est souvent précieuse dans un contexte professionnel.

5. Avez-vous des questions ?
Il convient de poser quelques question(s) ciblée(s) au recruteur car c’est perçu comme un signe d’intérêt pour le poste à pourvoir. Par exemple, vous pouvez en demander plus sur la culture d’entreprise, sur quels critères serez-vous jugés pendant votre période d’essai, quel est le principal écueil du poste, pourquoi votre interlocuteur a-t-il choisi de rejoindre son entreprise…

Avant l’entretien, pensez à 10 choses que vous aimeriez savoir à propos de l’entreprise et sur des aspects de la fonction qui vous paraissent « obscurs ». Vous pouvez ainsi demander : « Qui sera mon responsable ? Quel est sont parcours ?» ou « Que pensez-vous de l’acquisition de la société X par le principal concurrent de votre entreprise ? ». Il se peut que des réponses à certaines de vos questions aient été apportées au cours de l’entretien, mais il y a de fortes chances qu’il vous en reste quelques-unes à poser à la fin. 

Gardez à l’esprit qu’il est inutile de chercher à obtenir des informations sur le salaire, les avantages ou les congés proposés avant qu’une proposition de travail ne vous ait été faite. Poser ce type de question au cours d’un premier entretien d’embauche peut donner au recruteur l’impression que seuls la rémunération et les avantages sociaux vous intéressent.

Les entretiens constituent une étape nécessaire du processus de recrutement, mais ne doivent pas vous intimider pour autant. Préparez-vous à l’avance à certains casse-tête et demandez un temps de réflexion pour répondre aux questions les plus épineuses. Rester calme et posé(e) en situation de stress ne fera que mettre en valeur votre professionnalisme tout en vous différenciant des autres candidats.

Robert Half Finance & Comptabilité est une division du groupe Robert Half International Inc., leader mondial du recrutement temporaire et permanent spécialisé. Implanté en France depuis 1992, Robert Half Finance & Comptabilité est le partenaire des entreprises pour tous leurs recrutements allant des postes de junior jusqu’aux fonctions de top management.