Le CV des jeunes non qualifiés

Sans diplôme ni expérience probante, la rédaction du CV s’avère parfois redoutable. Ce document, indispensable à la recherche d’un emploi, doit néanmoins vous rendre service. Quelques astuces pour l’utiliser à votre avantage. Pour tourner votre CV à votre avantage, il faut certes souligner les points positifs de votre parcours mais surtout entamer une vraie démarche d’insertion pour bien définir votre projet professionnel.

Passage obligé : la mission locale. Vous êtes sorti du système éducatif à 16 ans ? Vous ne disposez d’aucun diplôme, n’avez jamais travaillé et n’envisagez pas de reprendre des études ? Votre entrée dans la vie active sera rude mais reste possible. Il faut vous redynamiser et savoir ce que vous voulez vraiment faire. Pour vous aider dans cette réflexion, direction la mission locale. Vous y bénéficierez de contacts, de soutiens et accomplirez des stages en entreprises pour découvrir différents métiers. Ce contact avec la réalité vous permettra d’éclairer votre projet professionnel. Et dès que votre objectif sera mieux défini, à vos crayons !

Votre CV en pratique. La rubrique “Formation” indique votre niveau scolaire : 5e, 3e, 1ere année de BEP, de CAP… Le recruteur doit savoir où vous en êtes, surtout si vous avez entamé une formation professionnelle. La rubrique “Expériences” décrit les stages effectués grâce à la mission locale. Si vous vous êtes déjà frotté au monde du travail au cours de vos vacances, mentionnez-y vos jobs saisonniers.

Valorisez les petits boulots. Manutention, vendanges, livraison, baby-sitting… Ce papillonnage joue en votre faveur : vous débordez d’énergie. Toutes ces mini expériences sont des atouts. Présentez-les par domaine d’activité plutôt que par ordre chronologique. Malin pour zapper les trous ! Et pour chacun des postes occupés, nommez une compétence en rapport avec les tâches accomplies. Rigueur, ponctualité, bon contact avec la clientèle : vous ferez la preuve de votre motivation et de votre capacité à tirer des enseignements.

Et les autres rubriques ? Soignez chacune d’elles, y compris celles qui vous paraissent moins importantes. Les recruteurs les examinent pour repérer les personnalités prometteuses.

  • Etat civil et coordonnées : n’oubliez rien.
  • Réalisations personnelles : vie associative, performances lors de vente de T-shirt ou de calendriers… Et oui, ça compte aussi.
  • Compétences techniques : tableur ou traitement de texte, permis de conduire spéciaux (chariots élévateurs…), notions de mécaniques. On peut dire que vous êtes dégourdi.
  • Loisirs et centres d’intérêts : encadrement de jeunes, activités sportives… Voilà qui démontre un dynamisme certain.

Le CV et… la lettre ! Si vous n’avez jamais été embauché, et que vous n’avez aucune expérience de bénévolat, misez sur la lettre de motivation. Elle est là pour témoigner de votre sérieux et de votre volonté de travailler. Pour la rédiger, faites-vous aider et rencontrez des professionnels. L’ANPE et CIDJ sont d’autres organismes susceptibles de vous apporter des conseils et de vous accompagner dans votre démarche. Contactez-les !

 

Où postuler ? Les candidatures spontanées ont leur avantage. Votre parcours ne sera pas comparé aux nombreux CV envoyés pour une offre affichée. Il peut même tomber à pic ! Sélectionnez les secteurs où les autodidactes sont appréciés : BTP, restauration, hôtellerie, mais aussi distribution et même la fonction publique.

 

Bon à savoir. Il est possible de réussir sa vie professionnelle sans passer par la case diplôme. Les autodidactes, à force de patience et d’efforts, gravissent les échelons et profitent de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Cette procédure permet d’obtenir un diplôme ou une certification homologuée au niveau national.